Quand la biologie rejoint la science-fiction

Aujourd’hui parlons science!

J’ai fait récemment deux expositions que je trouvais intéressant de rapprocher. La première, Mécanhumanimal au Musée des Arts et Métiers et la seconde, En Vie, aux frontières du design, à la Fondation EDF.

Mécanhumanimal

Expo en collaboration entre Enki Bilal et le Musée des Arts et Métiers, on y découvre une alliance pas si futuriste entre l’homme, l’animal et la mécanique. L’artiste a en effet participé activement en créant des oeuvres originales, en choisissant d’exposer des objets de la collection permanente pour illustrer des thèmes liés à son univers et en donnant son nom à l’exposition: Mécanhumanimal.

bilaldessins

Comment chaque univers, celui de l’homme, celui des créations technologiques de l’homme et celui des animaux se mêlent dans une réalité technologique et dans la science-fiction? Est-ce que la science-fiction s’inspire de la réalité ou est-ce l’inverse? Comment l’homme se sert de l’animal pour progresser technologiquement ou pour se protéger de l’animal voire de ses propres créations? Le monde sera-t-il un jour dominé par les machines? Des êtres hybrides entre le robot, l’homme et l’animal?

L’exposition propose une réflexion autour de trois supports:

  • Les oeuvres d’Enki Bilal : Peintures, films et planches de BD permettent de découvrir ou redécouvrir le dessinateur, la complexité de son trait et la diversité de son univers.
  • Les créations originales pour l’exposition : Photographies de machines issues de la collection du Musée des Arts et Métiers sur lesquelles Enki Bilal peint des personnages leur donnant une allure hybride d’hommes-robot. (Il s’agit du même procédé qu’à l’exposition des Fantômes du Louvre)
  • Les machines issues de la collection du musée choisies par Enki Bilal autour desquelles il crée un univers leur imaginant une utilité futuriste et les détournant ainsi de leur usage premier qui est également expliqué dans l’expo.

Cette expo nous invite à une réflexion entre la réalité, la fiction et les avancées technologiques. L’univers d’Enki Bilal ancre fortement cette réflexion dans l’imaginaire et la science fiction. Cependant, l’influence entre les capacités humaines, celles animales et ce que peux faire la science peuvent autant faire rêver d’un monde où l’homme serait assisté par les machines que peur de celui où l’homme serait dépassé par sa folie créatrice.

Ce qui tombe bien c’est qu’en ce moment à la Fondation EDF est présentée une exposition sur le design influencé par la nature. Comment, à l’avenir et dans une perspective écologique, créer du mobilier, créer des vêtements ou encore des bijoux avec des êtres vivants, animaux ou végétaux?

Diptic

En Vie, aux frontières du design

Créer une chaise avec des champignons eux-mêmes issus de la sciure de bois de la chaise, faire un vase à l’aide d’abeilles, alimenter des algues avec son souffle, il s’agit d’exploiter les possibilités qu’offrent la nature à l’aide de la science pour créer un monde auto-suffisant. Ou l’homme n’aurait plus à piller les ressources pour subvenir mais trouverait des techniques pour créer des ressources naturelles à l’aides d’êtres vivants, de microbes, de bactéries… Si vous assoir sur une chaise de champignons de sciure de bois ne vous fait pas rêver, peut être serez-vous plus attiré par un (faux) cactus dont l’ADN aurait été programmé pour qu’il lui pousse des cheveux! (J’ai été littéralement fascinée par ce cactus… avec des cheveux… à la place des piques… une idée de fou!)

chaisemoisie

Cette expo est tant intéressante que ludique, on peut tester, toucher, et bien expliquée (parole de littéraire!). Je trouvais que d’allier ces deux expositions permettait de passer de la fiction futuriste à la réalité scientifique. En Vie, aux frontières du design reste également dans le réel comme dans le fictif car elle allie les recherches menées et ce qu’on est capables de faire aujourd’hui aux recherches d’artistes ayant travaillé sur le champs des possibles entre la biologie et la technologie. Peut être que l’avenir n’est pas fait d’insectes géants et de robots qui nous assistent mais de fauteuils qui se régénèrent grâce aux moisissures et de vêtements qui se fabriquent et s’adaptent à même la peau. Ce qui est sûr et qui transparaît dans ces deux expositions est le besoin que nous avons de la nature et de ce qu’elle peut nous inspirer. Est-ce qu’un jour nous pourrons changer de couleur tels des caméléons ou voir à 360° comme des petits lapinous? A l’issue de la seconde exposition un artiste explique que si l’homme ne mesurait que 50 centimètres cela permettrait que les ressources mondiales soient suffisantes pour la planète entière, qu’un poulet entier nourrirait alors 100 personnes. Alors, prêts pour le futur?

poulet

Pour Mécanhumanimal, infos ici et pour En Vie, aux frontières du design, c’est par!

PS: Très loin d’être une experte, je vous invite, si vous avez des précisions, des infos, des idées, des débats à soumettre ou à ouvrir, à le faire! Cet article n’est pas scientifiquement précis, j’ai de légères lacunes en la matière! 🙂 Ces expositions n’en sont pas moins intéressantes et le sujet passionnant, c’est ce qui m’a donné envie d’en parler. Courrez-y, la deuxième se termine le 1er Septembre!

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