Swamp Club de Philippe Quesne

« Au milieu d’un marais où pullulent toutes sortes de créatures, un centre d’art en danger essaye de lutter pour survivre. Pour les dix ans de sa compagnie Vivarium Studio, Philippe Quesne compose une fable urbaine et fantastique. »  Le Théâtre de gennevilliers

Jouée cet été au Festival d’Avignon, c’est le Théâtre de Gennevilliers qui accueille cette pièce célébrant les 10 ans de la compagnie Vivarium Studio.

Swamp Club.  Martin Argyroglo

La première impression que l’on a est celle d’un décor extrêmement travaillé. D’abord un écran, que l’on comprend être la vitre d’un appartement monté sur pilotis. L’appartement est entièrement vitré et donne sur un marécage. L’ambiance est brumeuse, chaude et l’eau coule. Au fond, une grotte, sous une colline que la verdure a désertée. Le tableau est esthétique et au milieu de ce décor approprié par l’homme, un ordinateur et des messages lumineux défilent au dessus de la grotte et à l’intérieur de l’appartement.

La musique, classique, est belle et provoque un décalage entre le décor (lui-même hybride) et l’ambiance qu’elle génère. Puis des musiciens arrivent sur scène et jouent, tout au long de la pièce accompagnant les personnages dans leurs péripéties.

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C’est là que ça se corse. Les péripéties on les attend. Si ce n’est les péripéties, on attend au moins le discours, le sujet de la pièce. Alors pendant que les personnages évoluent dans leur quotidien peu passionnant (ils se préparent à accueillir de nouveaux arrivants), un conte se met à défiler sur l’écran. On le lit avec attention, un personnage arrive qui fait le lien avec le conte puis c’est tout. Il ne se passe pas grand chose, des micro-évènements sans grand intérêt, la pièce traîne en longueur et on attend inlassablement qu’il se passe quelque chose ou bien de saisir une critique quelconque…

C’est le gros souci de Swamp Club. La narration et le rythme. Le sujet peu clair, incertain, le rythme incessamment lent. C’est dommage car certains tableaux sont très esthétiques, comme la toute dernière scène. Mais on la savourerait davantage si nous n’avions pas passé une heure à attendre quelque chose qui n’arrivera jamais.

Swamp Club Philippe Quesne  Vivarium Studio Photo copyright Martin Argyroglo

Verdict: Décevant. Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé du tout. Il y a du travail, un travail qui mérite d’être reconnu et apprécié sur la scénographie, les lumières, la musique mais un gros problème de narration. Je découvre la compagnie Vivarium Studio avec Swamp Club, je serais curieuse d’en découvrir une autre, pour voir…

A suivre!

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